2026 : une année sous le thème de la déconsommation.
Depuis la sortie de mon livre La consommation dont vous êtes le z’héros en 2018, mon rapport à la consommation a beaucoup évolué.
Après la pandémie, j’avais l’impression que le contenu du livre était devenu désuet. Par un soir d’insomnie, je l’ai relu… et j’ai réalisé que c’était encore très actuel, très incarné.
Par contre, ma pratique du zéro déchet a changé : j’ai compris que la meilleure manière d’éviter le gaspillage, c’est de réduire à la source, donc de consommer moins.

Ces deux dernières années, j’ai testé le mouvement du Low Buy Year (année de consommation réduite). J’ai vraiment tiré plusieurs bénéfices de cette démarche, tant sur le plan personnel que financier (allô les économie$).
En 2026, j’ai donc eu l’idée de revisiter mon livre et de vous présenter une lecture plus actuelle des concepts qui y sont présentés.
C’est donc officiellement mon retour sur les réseaux sociaux après une période de retrait volontaire. Je m’étais perdue dans le partage de contenu. La pression d’être divertissante, visible et de générer des clics, des “j’aime” a eu raison de ma motivation. J’étais blasée, parfois désintéressée par le message que je voulais porter. J’avais besoin de ralentir et de me recentrer.
À quoi ressemblera mon 2026 sur les réseaux sociaux ?
Cette année, je ne vais pas seulement parler de réduction du gaspillage alimentaire, je vais également aborder la déconsommation. Pas comme une tendance, ni comme un défi à performer, mais comme une façon de se reconnecter à l’essentiel. J’assume d’aller à contre-courant, dans un monde où consommer est devenu un réflexe, parfois même une identité.
Mon intention ne sera pas de vous dire quoi faire, ni de vous convaincre de consommer moins. Je souhaite plutôt utiliser les réseaux sociaux comme plateformes d’échange, où la consommation prend un peu moins de place, où l’on peut aborder le sujet avec nuance.
Comprendre la déconsommation
Depuis la sortie de mon livre La consommation dont vous êtes le z’héros, j’ai compris une chose : le zéro déchet, c’est agir sur le contenant, alors que la déconsommation, c’est agir sur nos besoins! Les deux modes de vie ne sont pas en opposition, ils sont complémentaires.

On peut aussi la définir comme l’art de mettre en pause les impulsions d’achat pour retrouver un équilibre plus sain entre ce qui entre dans notre vie, qu’il s’agisse d’objets, de sollicitations ou d’informations.
D’où m’est venue l’inspiration ?
J’ai testé en vain des années sans achats en 2017 et 2019 : c’était trop restrictif et je n’avais pas encore compris la nature de mes pulsions de consommation pour transformer mes habitudes.
En 2021, après une tournée de deux semaines au Saguenay avec seulement une petite valise, je suis rentrée chez moi en me sentant envahie par mes possessions. C’est là que j’ai commencé, tranquillement, à vouloir me désencombrer pour de bon.
Au printemps dernier, j’ai choisi de tester la déconnexion comme outil de déconsommation : un succès! J’avais commencé à me sentir très irritée et dépassée par les publicités sur les réseaux sociaux et cette pression démesurée de consommer pour tout et rien. J’ai donc supprimé les applications de mon téléphone, ne les utilisant plus que sur mon ordinateur. J’ai ainsi réduit mon temps d’écran du deux tiers. Ce n’est pas rien! Ralentir, se déconnecter, c’est reprendre le dessus en choisissant ce qui entre vraiment dans notre vie. J’ai retrouvé le goût de lire, de faire des casse-têtes, dessiner et de choisir ce qui entre vraiment dans ma vie… J’ai même réappris à m’ennuyer et j’adore ça!
Pour nourrir ma réflexion, je m’inspire de plusieurs personnes qui abordent le sujet de la déconsommation : j’ai beaucoup aimé le livre de Jean-Sébastien Marsan Se libérer par la déconsommation : 101 manières d’atteindre la santé financière et je consomme régulièrement le contenu de Immy Lucas et That Practical Mom sur You Tube qui abordent, chacune à leur façon, comment consommer uniquement ce dont nous avons besoin.
Pas de « défi vide-frigo » cette année
Depuis quelques années, je commençais l’année avec un Défi vide-frigo d’un mois. Mais l’an dernier, j’ai poussé l’idée plus loin : le vide-frigo est devenu une habitude hebdomadaire. Résultat? Moins de gaspillage, moins d’achats impulsifs… et un budget d’épicerie qui a réellement changé.
98,41 $ d’épicerie par semaine, pour deux adultes : c’est la moyenne de ce que j’ai dépensé en 2025.
Et non, on ne s’est pas privés. Par du tout même!
Et non, ce n’était pas un régime de pâtes sèches. Au contraire!
Mieux encore : j’ai sauté 10 semaines d’épicerie en 2025.
Comment? Grâce à la méthode du vide-frigo.
Avec Myriam Gendron de Tout simplement bouffe, on avait d’ailleurs offert un webinaire gratuit pour expliquer nos approches — très différentes, mais complémentaires.
Je le rends aujourd’hui disponible sur ma chaîne YouTube.
Si vous avez envie de :
- dépenser moins sans vous compliquer la vie
- mieux utiliser ce que vous avez déjà
- cuisiner plus simplement… mais plus délicieusement
Cette année, pas j’ai décidé de ne pas me lancer un défi vide-frigo. J’ai pris la décision de plutôt parler de déconsommation, toute l’année.
Le mois de janvier est donc consacré aux fondements : comprendre la déconsommation, ses nuances, ses angles morts.
Les mois suivants seront davantage tournés vers le quotidien, avec des exemples concrets, imparfaits, mais réalistes.
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