Nous accueillons aujourd’hui une blogueuse invitée, Maude Roberge-Dumas de l’Assembleuse!

Au fil des prochaines semaines, Maude fera son apparition ici de temps à autres pour vous partager ses astuces zéro gaspi et sa perspective de maman dans tout ça. 

Pour en découvrir plus sur elle, je vous invite à consulter ma page vous présentant les membres de mon équipe.

Merci Maude!

Le zéro gaspi… avec des enfants!

À la maison notre résolution environnementale pour l’année 2020 était de s’attaquer à notre gaspillage alimentaire. La vie fait parfois bien les choses, puisque quelques semaines après la nouvelle année, j’ai intégré l’équipe du Chic Frigo Sans Fric !

C’est bien beau les résolutions, mais le vrai test commence en les mettant en applications, c’est là que tu as parfois de belles surprises. En analysant nos habitudes de consommation, je me suis rendu compte que j’avais complètement sous-estimé le gaspillage de mon fils. Ou plutôt les mauvaises habitudes que je le laissais prendre sans en être vraiment consciente.

Mon coco à deux ans et demi, alors comprendre les enjeux de sauver la terre, prendre soin de nos ressources et valoriser notre garde-manger ne sont pas encore des arguments de taille lorsqu’il est question de finir son morceau pour en avoir un autre. Il faut donc opter pour des gestes concrets.

Le plus difficile je trouve dans la gestion de la nourriture avec des enfants, c’est que leur appétit et leur amour des aliments varient d’un jour à l’autre ! Une journée il peut dévorer 2 pommes à lui tout seul et la semaine suivante avoir le dédain pour cette même collation que je lui propose.

En y réfléchissant bien, nous en sommes venus à la conclusion que la solution se trouvait dans la façon dont nous décidions de gérer son alimentation. Je vous partage donc les quelques mesures que nous avons mises en place et qui ont grandement aidé à réduire notre gaspillage.

1. Réduire les portions

Je crois que c’est LA solution qui fait la plus grosse différence ! Même chez l’adulte, quand on a faim on a les yeux plus grands que l’estomac et on se laisse emporter. Depuis que je fais de plus petites portions, je dirais que nous avons réduit son gaspillage de moitié. Il vaut mieux servir une deuxième assiette s’il a encore faim, que de jeter le surplus. Parce que même si nous voulons sauver son plat, disons que ce n’est pas toujours très appétissant…

2. Garder l’assiette au lieu de lui donner une collation plus tard

Si lors d’un repas, il n’a pas beaucoup d’appétit, je garde son assiette de côté et lui ressers plus tard lorsqu’il me demande une collation. Un enfant ne se laissera pas mourir de faim, alors si son petit ventre gargouille, malgré ses protestations pour avoir un biscuit, il finira par manger son repas s’il a vraiment faim. Je dois dire que ça m’a pris du temps à croire à cette technique, mais je suis obligé de dire qu’elle fonctionne. Vous verrez même qu’avec le temps, il n’y aura plus de protestation du tout et il mangera avec enthousiasme son repas et son dessert ! Cette technique a deux bienfaits ; diminuer le gaspillage et nourrir sainement nos enfants !

3. Éviter les collations trop lourdes avant les repas

Grignoter avant les repas, c’est certain que ça n’aide pas. C’est un classique, mais on l’oublie, parfois. J’essaye de lui donner des collations saines qui le feront patienter sans le rassasier complètement. Crudités, morceaux de pommes, raisins, cube de fromage. Encore une fois, j’essaye de bien gérer les portions.  Vous seul être le bon juge du nombre de carottes que votre enfant peut manger sans gâcher son souper 😉

4. Limitez les choix

Ce n’est un secret pour personne, à partir de deux ans les enfants aiment avoir un certain contrôle sur leur environnement. Ce n’est pas différent dans la cuisine. J’avais tendance à lui proposer, autant pour les collations que les repas, tout ce qui se trouvait dans le frigo ou dans l’armoire ! Mais plus il y a de choix, plus il devient mêlé. Lorsqu’il changeait d’idée, je lui donnais autre chose. Résultat ? Un bout de barre tendre ici, une poire à demi mangée par là, etc. Maintenant je lui laisse deux choix. Une fois qu’il a pris une décision, il doit s’y tenir. Par exemple, s’il choisit la poire, il doit terminer sa portion avant d’avoir autre chose. Le but n’est pas de limiter la diversité, mais d’éviter de s’éparpiller et de ne rien finir au final.

En conclusion

Je sais qu’intégrer ces changements peut sembler comme une montagne pour plusieurs. Allez-y une étape à la fois et prenez le temps qu’il faut pour bien installer une nouvelle routine.

Par exemple, commencez par donner des collations moins consistantes à l’approche des repas, c’est celle que vous pourrez le mieux contrôler et une fois acquise, vous serez encouragés par le résultat positif et aurez la motivation de passer à l’autre étape.

Les petits s’adaptent souvent plus vite et mieux qu’on pense, suffit d’avoir de la constance !

 

Maude Roberge Dumas | L’Assembleuse

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